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  • Stratégies d’apprentissage : quels enseignements tirer des travaux des sciences de l’éducation et des neurosciences pour réviser efficacement ?

    Les stratégies d’apprentissage sont les processus mis en place afin d’intégrer, comprendre et restituer des connaissances.  Plusieurs travaux * ont tenté d’analyser les stratégies d’apprentissage mises en place spontanément par les élèves ou enseignées à l’école.  Ces travaux sont essentiels afin d’évaluer quelles sont les stratégies efficaces, et quelles sont celles, qui, bien qu’encrées dans la pensée collective, ne sont pas pertinentes ou peu rentables.

     

    Avant toute chose, il faut avoir en tête que chaque individu est unique :

    • au vu de ses outils intellectuels (nous ne sommes pas tous attentifs de la même manière, nous n’avons pas tous les mêmes compétences en lecture…),
    • au vu de son histoire,
    • au vu de son environnement.

    Aussi,  chaque élève a des besoins différents pour apprendre efficacement et sereinement.  De plus, les stratégies efficaces d’apprentissage diffèrent en fonction des matières ou exercices à réviser.

    Afin de repérer quels sont ses besoins et quelles stratégies d’apprentissage peuvent être adaptées pour chaque élève, il est nécessaire d’en passer par un travail de métacognition (capacité d’interroger son mode de fonctionnement dans les apprentissages).  Il est regrettable que ce travail ne soit pas plus enseigné à l’école.  En effet, pour la plupart des élèves, réviser équivaut à s’astreindre à appliquer à la lettre ce qui fait révision dans la pensée collective : réviser, c’est être assis à son bureau, sans bouger, des heures durant, jusqu’à ce que le travail soit terminé.  Réviser, c’est « relis ton cours »!  Réviser, c’est « fait des exercices pour t’entrainer ».

    Or ces méthodes ne sont pas toujours pertinentes et efficaces et cela pour plusieurs raisons :

    • car ces méthodes ne conviennent pas à tous,
    • car relire ou faire un exercice est un but en soi : des stratégies d’apprentissage sont nécessaires pour que la relecture ou la répétition d’exercices soient efficaces.
    • car les modes d’apprentissages diffèrent d’une matière et d’un exercice à l’autre.

    Il est fréquent de rencontrer des élèves qui ont spontanément mis en place des stratégies d’apprentissages qui leur correspondent (réviser debout ou en marchant, dessiner son cours afin de le retenir…) et qui ont lutté pour se défaire d’un fonctionnement qui leur était naturel, afin d’appliquer à la lettre les attentes des adultes.

    Car malheureusement, bien que les élèves soient en mesure de mettre en place intuitivement des stratégies qui leurs correspondent, les capacités métacognitives (prendre conscience de son mode de fonctionnement dans les apprentissages) se développent tardivement.  L’élève, faute de pouvoir lui même évaluer ses stratégies, s’en remet à l’adulte qu’il prend comme guide et référence et tente d’exécuter ce que l’adulte lui recommande.

    Aussi, pour permettre à l’élève de repérer quelle stratégie d’apprentissage lui convient, un accompagnement à la réflexion métacognitive est nécessaire au préalable.

    Ainsi, la première étape est de se poser les questions suivantes :

    • quel est l’objectif d’un travail : apprendre par coeur? comprendre? synthétiser? développer ses idées? ….
    • observer ce que l’élève met spontanément en place : il gigote pendant qu’il travaille ou il révise debout; il dessine ses leçons; il lit à voix haute; il travaille avec des amis…..  L’observation est précieuse pour repérer quelques stratégies d’apprentissage mises en place spontanément par l’élève.
    • pour chaque stratégie ci-dessous : les tester à plusieurs reprises puis s’auto-évaluer ou demander l’aide d’un proche pour évaluer si cette stratégie est efficace :
    • est-ce que la stratégie utilisée a aidé l’élève à apprendre?
    • est-ce que la stratégie utilisée est rentable?  (certaines stratégies fonctionnent mais à quel prix et avec quelles contraintes! Si la stratégie est trop chronophage, même si elle est efficace, il ne faudra peut-être pas la retenir).

     

    Voici le top 10 des stratégies qui fonctionnent :

     1. DÉFINIR SES OBJECTIFS :

    • Pourquoi j’apprends cette leçon ?  Pour le plaisir (pas toujours!), pour avoir une bonne note (dans la majorité des cas).
    • Que va-t-on attendre de moi au contrôle : que je restitue des connaissances précises (mémorisation : histoire, géographie par exemple), que je développe mes idées (philosophie, français), que j’applique et que j’explicite un raisonnement logique (mathématiques, sciences).

     

    2.  S’ENGAGER ACTIVEMENT : 

    Bannir la lecture passive : nombreux élèves pensent que réviser équivaut à lire et relire inlassablement un cours.  Mais cela devient si lassant que l’élève se met à divaguer dans ses pensées, ou désinvestit la tâche en raison de son caractère pénible et frustrant.

    Pour s’engager activement : quelques exemples :

    • Relire APRÈS avoir tenté de restituer soi même le plus de connaissances relatives au cours. Par exemple, ne pas hésiter à se lever, se mettre dans la peau d’un enseignant et essayer de refaire le cours à voix haute, comme si vous aviez un parterre d’élèves attentifs en face de vous.  Pour ceux qui préfèrent rester assis, prendre une feuille blanche et restituer par écrit le plus d’éléments possibles!
    • Encore mieux, tout comme fait l’enseignant en classe, commencer par restituer les grandes parties du cours avant de rentrer dans les détails.
    • UNIQUEMENT APRES avoir fait cet exercice de restitution des connaissances, relire le cours et NOTER les erreurs ou oublis.
    • Imagerie mentale : se mettre dans la peau d’un réalisateur de film et mentaliser (mettre en image) dans sa tête les éléments à apprendre par coeur.  Tout en mentalisant le cours, raconter à voix haute le « film » que vous avez réalisé dans votre tête.

     

    3.  FEEDBACK (ÉVALUATION) :

    Prenez le temps, quand vous restituez vos connaissances ou faites un exercice de noter ou d’avoir une attention toute particulière à vos erreurs!  Prendre conscience de ses erreurs permet d’apprendre la réponse juste!

     

    4. RÉPÉTITION :

    • Malheureusement, l’excitation ressentie lorsque vous connaissez un cours parfaitement retombe rapidement quand vous vous testez à nouveau sur le même sujet 15 jours après.  Car le cerveau oublie les connaissances qui ne sont pas réutilisées.
    • Pour cela, une technique imparable : la répétition! Revoir régulièrement ses cours et refaire régulièrement des exercices.
    • Pour vous aider, vous pouvez utiliser les flash cards : existe en format application mobile ou format papier DIY : découper une feuille en 8.  Sur chaque carte : écrivez la question sur le verso et la réponse au recto (quelle est la date de la révolution française ? —-> 1789).  Cela fonctionne très bien pour mémoriser les dates, les faits, le vocabulaire d’une langue étrangère etc….
    • Se déplacer avec ses flash-cards ou application et se tester régulièrement dans les transports, avec des amis (au risque de les perdre! ou pas car il est aussi sympathique de réviser à plusieurs) …
    • Quand à plusieurs reprises, vous avez répondu juste à une carte, la ranger dans le tas « cartes apprises ».

     

    5. VAINCRE LA PROCRASTINATION : et pourquoi pas faire ça plus tard? demain? après demain? jamais?

    • Se débarrasser des tentations : le diable existe! Il s’incarne dans les téléphones portables, les consoles de jeu, les innombrables objets sur le bureau, les photos sur le mur ….en bref, tous ces objets qui sollicitent l’intérêt et l’attention.
    • Donc fixer des plages horaires de travail dans la journée, lors desquelles vous éteignez TOUT les distracteurs.  Vous pouvez également les remettre à votre parents pour qu’ils vous aident à résister à la tentation!
    • Utiliser la technique du pomodoro : décomposer le cours en plusieurs parties. Prévoir des séances courtes (de 30 minutes) pour chaque sous partie avec 5 minutes de pause entre chaque séance de 30 minutes. PAS d’écrans, jeux vidéos, portables pendant la pause car il est ensuite très difficile de lâcher son jeux pour se remettre au travail!

     

    6. RENFORCER SON ORTHOGRAPHE : 

    • Malheureusement, les fautes d’orthographe peuvent coûter cher lors des examens!! Pour ceux dont la zone de reconnaissance des mots dans le cerveau est peu performante, vous pouvez vous aider de moyens mnémotechniques ou d’illustrations pour retenir l’orthographe.  En effet, cette zone prend en photo les mots et permet de mémoriser leur orthographe.  Lorsqu’elle est peu performante, le doute s’immisce souvent à l’écrit : « nourrir ou nourir » ? « parralèle ou parallèle », « exercise ou exercice »? ….
    • MAIS vous pouvez compenser en utilisant d’autres fonctions intellectuelles : par exemple, les moyens mnémotechniques : « on se nouRRit plusieurs fois mais on ne meuRt qu’une fois »…..
    • Egalement, s’aider d’images peut aider : voir les dictionnaires visuo-sémantiques en ligne.

     

    7. TRAVAILLER EN GROUPE : 

    • Bien que les séances de travail en individuel soient indispensables, travailler en groupe a également du bon.  En effet, cela permet de se sentir moins seul et de partager ses angoisses, son découragement, ses coups de blues puis de se réconforter et de se remotiver à plusieurs.
    • Egalement, cela vous permet de demander de l’aide à votre ami si vous ne comprenez pas un cours.
    • Dernièrement, expliquer un cours à un ami est EXCELLENT pour mémoriser car cela sollicite l’engagement actif!

     

    8. DORMIR ! : 

    • Lors du sommeil, sans même faire le moindre effort, votre cerveau travaille! Et plus spécifiquement, il renforce les connexions entre les neurones qui ont « appris » les connaissances révisées dans la journée.  Cela permet de renforcer la mémorisation des connaissances.
    • En revanche, le manque de sommeil empêche ce processus ce qui rend la mémorisation superficielle et instable.  Alors dormez et faites des siestes! (plusieurs études montrent que les connaissances apprises dans l’heure qui précèdent une sieste ou l’endormissement sont mieux mémorisées).

     

    9. MANGER ÉQUILIBRÉ : 

    Garder les cochonneries pour les vacances! Adopter de bonnes résolutions pour la rentrée : avoir un régime équilibré, et particulièrement riche en fer, magnésium et oméga 3 et 6.  Plusieurs études, bien que controversées montrent l’impact positif du magnésium, des oméga 3 et 6, et du fer sur l’attention / concentration.  Dans le bénéfice du doute, essayez d’avoir un régime riche en ces éléments.

     

    10.  VOUS DÉTENDRE ! : 

    • Accordez-vous quelques pauses dans la semaine pour voir des amis, regarder une série….  Le stress peut être bénéfique lorsqu’il est moteur et qu’il pousse à se dépasser.
    • Mais lorsqu’il devient envahissant, l’attention est mobilisée sur le facteur de stress (l’angoisse d’échouer) et ne peut être mobilisée sur la tache en cours.  Résultat, vous êtes ULTRA attentif à votre angoisse et à la crainte d’échouer mais vous n’êtes plus en mesure de restituer vos connaissances.
    • Pour lutter contre le stress : le sport! Qui de plus, a un effet positif sur les apprentissages et sur la mémoire et l’attention plus spécifiquement.
    • Autre solution, la méditation en pleine conscience.

     

    Article rédigé par Camille Benoit.

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    Outils en ligne : 

    Dictionnaire visou-sémantique : http://www.gre10.ch/orthographe-dessine/

    Flash cards : applications : brain scape, flashcards, cram.com

    Technique Pomodoro : applications : pomodoro time pro, focus booster, pomade one.

    *Pour aller plus loin :

    La mémoire de travail : https://www.psyadom.com/la-memoire-de-travail/

    Gestion du stress et méditation chez les élèves : https://www.psyadom.com/la-meditation-en-pleine-conscience-pour-les-eleves/

    Bouger pour mieux apprendre : https://www.psyadom.com/bouger-pour-mieux-apprendre/

    Sommeil et apprentissage : https://www.psyadom.com/sommeil-et-apprentissages-a-ladolescence/

    Dunlosky et al, 2013. Improving Students’ Learning With Effective Learning Techniques: Promising Directions From Cognitive and Educational Psychology. www.acelf.ca.

    Sauvé et al., 2016, Quelles sont les stratégies d’apprentissage que les étudiants universitaires ayant un ou des troubles d’apprentissage ou un déficit d’attention doivent apprendre à utiliser? 

    Stothart CR, Simons DJ, Boot WR, Kramer AF (2014) Is the Effect of Aerobic Exercise on Cognition a Placebo Effect? Pen state U (sport et mémoire).

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  • Violette et les angoisses de performance : un court métrage psyadom.com.

    Les angoisses de performance peuvent se définir comme une crainte excessive et envahissante d’échouer.  Ces angoisses sont relativement fréquentes chez les élèves et étudiants post-bac.

    Dans les cas les plus sévères, ces angoisses peuvent faire le lit d’attaques de panique.  Celles-ci surviennent lorsque l’élève est confronté à une situation anxiogène (contrôle, devoirs, arrivée en classe …) ou en amont lorsque l’angoisse devient une anxiété anticipatrice (anxiété le matin avant d’aller en cours, ou la veille d’un contrôle …).  Les attaques de panique ont un début rapidement progressif et se manifestent par des symptômes physiques (palpitations, nausées, difficultés pour respirer …) et par un sentiment de perte de contrôle.

    Ces angoisses viennent témoigner d’une fragilité de l’élève, et d’une certaine dépendance à l’autre, n’étant pas en mesure de se réassurer par lui même.  Il est nécessaire de tenir compte de cette impossibilité de se réassurer seul et ainsi d’accompagner l’élève, d’avoir une écoute bienveillante et de lui proposer des paroles réassurantes.

    Une psychothérapie peut être indiquée.  Celle-ci permettra à l’élève de partager son vécu avec un tiers neutre, de faire part de ses émotions, de la peur d’être seul, de la peur de décevoir, de la peur de ne pas répondre à une attente formuler par autrui.  Il est parfois difficile pour ces élèves de se confier à leur parent, par crainte de les inquiéter, de les décevoir, ou par crainte de leur réaction.

    Ces angoisses de performance peuvent être telles qu’elles peuvent conduire à des situations de refus scolaire anxieux ou de « phobie scolaire » : le jeune ne parvient plus à se rendre en cours, sujet à des attaques de panique dès le réveil.

    Le refus scolaire anxieux ou la phobie scolaire peuvent également être secondaire à des situations traumatiques d’harcèlement scolaire, ou à des angoisses de séparation (difficultés pour le jeune de s’autonomiser et de se séparer de ses parents).

     

    Là encore, la psychothérapie est indispensable, associée parfois à une thérapie familiale.

    Dans tous les cas, face à des attaques de panique ou à un refus scolaire anxieux, il est important de solliciter l’infirmière ou le médecin scolaire.

    Nos psychopédagogues accompagnent à domicile des élèves aux prises avec ces angoisses, et travaillent avec eux sur l’estime de soi, la confiance en soi et sur l’élaboration de stratégies de relaxation afin de gérer au mieux les angoisses de performance.

     

    Article rédigé par Camille Benoit.  

    Vidéo réalisée par Charles Eric de Benoît (benoit.charleseric@gmail.com).

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  • Gaston et la dyspraxie : un court métrage psyadom.com.

    La dyspraxie ou trouble de l’automatisation et de la coordination des gestes fins dirigés vers un but affecte environ 5 % des enfants en âge scolaire.

    La dyspraxie se manifeste au quotidien par :

    • dyspraxie d’habillage : difficultés à faire ses lacets, ses boutons …
    • dysgraphie : écriture lente et laborieuse, peu lisible,
    • difficultés à utiliser certains outils : compas, règle, équerre …
    • troubles visuo-spatiaux : difficultés à acquérir les notions de l’espace, à se représenter les distances, les volumes.  Cela peut se manifester par des difficultés en géographie, en géométrie, par des difficultés pour se repérer dans un plan …

     

    Ces élèves sont souvent en double tâche, notamment à l’école où le travail passe essentiellement par l’écrit.  Aussi, quand ils doivent copier un cours, leur attention est mobilisée sur les informations à copier / comprendre / mémoriser ET sur le geste graphique qui est mal automatisé !  Alors que pour les autres, progressivement, l’écriture devient automatique, pour l’élève dyspraxique, c’est un peu comme s’il apprenait à former les lettres pour la première fois.  Cette tâche est mal automatisée et mobilise beaucoup d’attention et d’énergie au quotidien.  Par conséquent, ces élèves sont moins disponibles pour apprendre et se fatiguent plus vite que les autres au fur à mesure de la journée.

    C’est pourquoi il est essentiel de repérer ce trouble et d’accompagner ces jeunes.  Des aménagements scolaires peuvent être discutés avec le directeur d’établissement et avec les enseignants.  Des stratégies d’apprentissages adaptées peuvent être proposées.

    Nos psychopédagogues proposent des stratégies alternatives et veillent aussi à soutenir la confiance en soi de ces élèves ainsi que leur motivation qui est parfois mise à mal par la confrontation répétée à des résultats bien souvent très en dessous des efforts et du travail fourni.

    Article rédigé par Camille Benoit.  

    Vidéo réalisée par Charles Eric de Benoît (benoit.charleseric@gmail.com).

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  • Maxime et le TDA/H : un court métrage psyadom.com

    Le TDA/H concerne en moyenne un à 2 élèves par classe.  Il se manifeste par un défaut de contrôle de l’attention (l’élève décroche), par une impulsivité cognitive (l’élève part dans ses pensées), alimentaire (peut s’exprimer par une impulsivité alimentaire), affective (difficultés à réguler ses émotions) et parfois par une hyperactivité.  En raison de l’absence d’hyperactivité dans environ 50% des cas, on parle désormais de TDA/H : trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité.

    Ce trouble est neuro-développemental : il s’agit d’un trouble neurologique, d’origine génétique et environnemental (certains colorants alimentaires, l’intoxication au plomb ainsi que certains facteurs intra-utérins ou néonataux sont en cause).  Ce trouble n’est PAS engendré par une mauvaise éducation, aussi il est important de déculpabiliser parents et enseignants.  En revanche, la qualité de l’accompagnement par les parents et l’enseignants vont déterminer en partie l’expression et les conséquences du TDA/H.

    Les diagnostics différentiels principaux du TDA/H sont les troubles du sommeil, ainsi que les troubles anxio-dépressifs de l’enfant.  Ces diagnostics différentiels doivent toujours être évoqués chez un jeune présentant des difficultés attentionnelles ou une agitation.

    A quoi ressemble le quotidien d’un élève avec TDA/H ?  Comment ce trouble est-il perçu par l’entourage ?  Quelles en sont les conséquences sur les apprentissages, le travail scolaire et sur l’estime de soi de l’élève ?  Des clés pour comprendre dans cette vidéo.

    A côté de leurs difficultés, les jeunes avec TDA/H ont également « les qualités de leurs défauts » : ce sont des jeunes souvent spontanés, vifs, créatifs.  Ces qualités peuvent être révélées dans leurs relations humaines, dans les activités extrascolaires, et plus tard dans le monde professionnel.

    Il est essentiel de rendre compte de ces qualités aux élèves, de les mettre à profit et de leur proposer des stratégies d’apprentissage adaptées à leur fonctionnement, afin de leur permettre d’investir sereinement et positivement leur scolarité.

    Nos psychologues psychopédagogues accompagnent de nombreux élèves avec TDA/H, du primaire aux études supérieures.

    Ils accompagnent ces élèves à plusieurs niveaux :

    • confiance en soi, estime de soi,
    • gestion du stress
    • stratégies d’apprentissage : soutenir l’attention, la mémorisation, l’organisation, la gestion du temps, diminuer la distractibilité, gérer l’impulsivité.
    • favoriser l’autonomie de l’élève.

     

    Article rédigé par Camille Benoit.  

    Vidéo réalisée par Charles Eric de Benoît (benoit.charleseric@gmail.com).

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  • Lecture d’article scientifique : Pourquoi les élèves avec TDAH ont-ils plus de mal à persévérer ?

    « Ventro-Striatal reductions underpin symptoms of Hyperactivity and impulsivity in Attention-Deficit/Hyperactivity disorder. »

    Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) est le plus souvent mis sur le compte d’un défaut d’attention associé à un défaut de contrôle de l’impulsivité (défaut d’inhibition). Ces fragilités seraient dus à des dysfonctionnement du cortex préfrontal (siège des fonctions exécutives qui contrôlent nos actions).

    Mais plusieurs chercheurs se sont récemment intéressés à une autre hypothèse selon laquelle le TDA/H serait en partie du à un dysfonctionnement du système de récompense.     Lorsque nous effectuons une tâche (se concentrer, apprendre, travailler), nous l’effectuons en vue d’un objectif (récompense, bonne note, fierté des parents, épanouissement personnel …).  C’est cette relation entre l’action et son objectif qui soutien la motivation et la persévérance.

    La présente étude constate le corrélât neurologique d’observations cliniques anciennes chez les élèves avec TDAH : ceux-ci ont besoin de récompenses immédiates et sont peu sensibles aux récompenses éloignées dans le temps.  Cela corrobore également le constat d’une susceptibilité accrue, chez les élèves avec TDAH, d’abus de jeux vidéos, lesquels fonctionnent sur un principe de récompenses immédiates (quand Mario attrape une champignon, il a immédiatement des points de vie supplémentaires associés à un jingle de victoire…et ces gains reviennent très fréquemment ce qui rend le jeux excitant et stimulant).

    Les chercheurs de l’Université de Vall d’Hebron et Susanna Carmona (département de neurosciences cognitives de l’hôpital del Mar) ont effectué une recherche impliquant 84 élèves de 6 à 18 ans, dont la moitié présentait des symptômes de TDAH.  L’imagerie cérébrale par IRM montre un volume plus faible du striatum ventral chez les élèves avec TDAH (le striatum ventral est impliqué dans le maintien de la motivation jusqu’à ce que l’objectif soit atteint).  Il existe une relation inverse entre le volume du striatum et le degré d’impulsivité et d’hyperactivité.

    Ces observations permettent de mieux comprendre pourquoi les élèves avec TDAH peuvent se concentrer plus ou moins facilement selon les taches (jeux cognitives, travail scolaire etc…).  Non seulement les fonctions cognitives d’attention et de contrôle sont en jeux, mais ces travaux viennent appuyer l’hypothèse selon laquelle le TDAH serait en partie du à un dysfonctionnement du circuit de récompense intimement lié à la motivation.  Ainsi, ces élèves seront plus facilement concentrés sur des taches induisant une récompense immédiate et plus en difficulté sur des taches comme le travail scolaire dont les récompenses ont souvent une échéance éloignée.

    Quels enseignements pratiques tirer de ces travaux de recherche?  

    • Il est judicieux pour les élèves avec trouble déficit de l’attention de diviser les tâches en sous tâches en déterminant à l’avance une « récompense » pour chaque sous-tâche (ou du moins en définissant un moment-récompense agréable : par exemple, prévoir à l’avance un temps de jeux qui suivra le temps des devoirs).  C’est la fameuse « technique du pomodoro » que nous vous décrirons prochainement.
    • Eviter de soutenir la motivation par des récompenses dont l’échéance est à long terme.
    • Favoriser la motivation et l’engagement actif en proposant une pédagogie ludique.

     

    Article rédigé par Camille Benoit.

    Source : Carmona S.et al (2009) Ventro-Striatal reductions underpin symptoms of Hyperactivity and impulsivity in Attention-Deficit/Hyperactivity disorder. Biol. Psychiatry, 66: 972-977. 

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