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  • Guide méthodologique pour réussir sa scolarité

    Dans cet article, Béatrice Navarro, neuropsychologue et psychopédagogue au sein de l’équipe PSYADOM présente son ouvrage que nous recommandons chaleureusement!

    Dans nos sociétés, la pression sociale concernant la réussite, tant sur le plan scolaire que professionnel, génère de l’inquiétude chez les parents mais également chez les élèves ! Ils sont dans l’expectatives des notes, investies comme des indices de leur réussite future.  Une mauvaise note peut être vécue comme un traumatisme, source de cauchemars, de ruminations anxieuses, d’anticipations péjoratives de l’avenir : « que va-t-il faire ? » « et s’il n’avait pas son bac ? » « pourra-t-il faire des études ? » « trouvera-t-il un travail » ….

    Les attentes et exigences sont parfois inadaptées, ne prenant pas en compte la maturité ou le degré d’autonomie de l’élève.  Les conséquences des notes, des évaluations, des performances des élèves sur leur vécu émotionnel, sur leur estime de soi et sur leur confiance en soi sont peu accompagnées à l’école.  Or le vécu émotionnel conditionne l’investissement scolaire, la motivation, la capacité à mobiliser ses connaissances et finalement les performances scolaires.  Pour ces raisons, il est essentiel d’accompagner l’élève dans sa globalité !  Lui donner des clefs méthodologiques, certe.  Mais également l’accompagner dans ces enjeux affectifs.   Cette approche globale cognitive et affective est la clef de voute de notre travail chez PSYADOM.

    L’ouvrage présenté ci-dessous propose des clefs pour accompagner votre enfant sur le plan scolaire en prenant en compte ces enjeux affectifs et émotionnels. Y sont présentés plusieurs outils et stratégies destinés aux élèves pour « apprendre à apprendre » et aux parents pour aider leurs enfants à s’organiser dans leur travail.

    Cette méthode, nommée A.R.P.A. pour Autonomie, Rigueur, Plaisir, Anticipation, propose des stratégies et suggestions visant à aider les parents à soutenir l’investissement scolaire et la réussite de leur enfant.

    A comme Autonomie : Faire confiance à son enfant en le rendant de plus en plus autonome dans sa vie scolaire afin qu’il puisse investir pleinement son métier d’élève.

    R comme Rigueur : La rigueur et la culture de l’effort sont essentielles au développement de l’enfant et à son insertion dans la société.

    P comme Plaisir : Le plaisir doit venir après les devoirs afin de récompenser l’enfant pour ses efforts mais peut également être inhérent au travail !

    A comme Anticipation : La gestion du temps, la planification et l’anticipation sont clefs pour les élèves et pour les futures adultes qu’ils deviendront.

    Dans cet ouvrage, il est proposé un cadre et une organisation structurés du quotidien visant à favoriser la réussite scolaire de l’enfant. L’apprentissage et l’assimilation de nouvelles compétences se faut par la répétition.  Pour cela, il est important de proposer un cadre stable, des rituels.  L’enfant a besoin que dans son quotidien les évènements se répètent et que les règles soient les mêmes d’une journée à l’autre.

    Pour répondre à ce besoin, ce guide vous aidera à appliquer ces méthodes quotidiennement.  Il permet ainsi à l’enfant de réussir sa scolarité en s’organisant et en optimisant ses stratégies d’apprentissage.

    Nous vous invitons donc à découvrir ce livre et la méthode A.R.P.A. en cliquant sur le lien ci-dessous :

    https://www.amazon.fr/Guide-méthodologique-réussir-scolarité-R-P/dp/1549874780/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1516745557&sr=8-1&keywords=guide+méthodologique+pour+réussir+sa+scolarité

     

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  • Le haut potentiel : quésaco ?

    Le haut potentiel ou précocité intellectuelle est très souvent perçu comme un don, comme une forme supérieure d’intelligence, gage de réussite et d’un parcours scolaire sans accrocs.   Pourtant, la réalité de certains de ces élèves est toute autre car cette particularité cognitive (intellectuelle) peut être source de difficultés multiples dans le quotidien des élèves.

    Comment reconnaitre ces élèves ?

    Ces élèves présentent souvent des particularités développementales, observables dès la petite enfance : apprentissage précoce du langage, lexique riche, syntaxe développée.  Ils ont souvent une excellente mémoire qui leur permet d’intégrer facilement un grand nombre de connaissances.  Les enseignants sont souvent étonnés de leurs très grandes capacités mnésiques et de leur culture générale étoffée.  Comme des « éponges », ils s’imprègnent des informations de leur environnement. Ils apprennent et comprennent implicitement le monde qui les entoure et les notions enseignées à l’école alors que les autres élèves ont besoin de l’enseignement explicite de l’adulte pour les acquérir.  Certains présentent des particularités sensorielles.  Leur ouïe est très développée, ils entendent un moindre bruit ce qui peut les perturber dans leur quotidien.  Ils sont souvent très sensibles, en proie à des questions existentielles autour de la mort, de la justice … et ce, dès l’âge de 2-3 ans !  Leur sommeil présente bien souvent des particularités : ils ont tendance à s’endormir tard et à être de « petits dormeurs ».

    Quelles sont les spécificités cognitives de ces élèves ?

    Les travaux de recherches se multiplient dans ce domaine, en vue d’expliciter au mieux les particularités de ces élèves.  Ces travaux montrent que la vitesse de l’influx nerveux (transmissions des informations dans le cerveau) est plus rapide chez les personnes à haut potentiel.  Cela est le corollaire neurologique de la grande vitesse de pensée et de raisonnement retrouvée chez ces élèves.   Ils manifestent souvent des « fulgurances de la pensée », ce que l’on appelle plus vulgairement des « éclairs de génie ».    Ces fulgurances et cette rapidité de la pensée peuvent donner lieu à de véritables « feux d’artifice » ! Les élèves s’en plaignent : « ça va trop vite dans ma tête », « je n’arrive pas à arrêter de pensée ».  Les idées fusent et les questions métaphysiques s’emballent !  Ils sont parfois débordés par ces pensées ! Qu’il peut être vertigineux de ne pouvoir contenir ses interrogations ! Une idée, une réflexion, une remise en question en appelle une autre qui en appelle une autre ….

    Quelles difficultés scolaires rencontrent-ils ? https://www.psyadom.com/difficultes-scolaires-haut-potentiel-paradoxe/

    Article rédigé par Béatrice Navarro, neuropsychologue et par Camille Benoit, fondatrice de Psyadom.com.

    Crédit image : Unsplash.

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  • Difficultés scolaires et haut potentiel : un paradoxe ?

    Nos préconceptions et préjugés nous font croire qu’un enfant à haut potentiel excellera à l’école et s’y épanouira pleinement.  Cela certainement car nous associons la réussite à l’école principalement aux compétences intellectuelles, à « l’intelligence ».  Or les compétences logiques, de raisonnement, de compréhension ne représentent qu’une infime partie des compétences en jeu à l’école  !  Les habilités sociales (compétences relationnelles), la capacité à réguler et gérer ses émotions, la capacité à se contrôler et maitriser ses comportements, la motivation, le désir d’apprendre sont clefs pour trouver sa place au sein du groupe-classe et investir sereinement et positivement l’école !

    Certains élèves à haut potentiel sont en réelle souffrance à l’école et ont beaucoup de mal à s’adapter au cadre scolaire et à répondre aux exigences académiques.  Aussi, la scolarité de l’enfant intellectuellement précoce peut tout à fait être vécue de façon normale ou bien devenir pour un véritable cauchemar.

     

    Nous accompagnons régulièrement chez Psyadom des élèves suite à différentes préoccupations et observations du corps enseignant : l’enfant est inattentif en classe, dans ses pensées, distrait, il a des difficultés relationnelles avec ses camarades, ne s’intègre pas, il « a du potentiel » et pourtant ses résultats sont faibles …   Nombre d’élèves à haut potentiel présentent ces difficultés.   Ces fragilités peuvent être interprétées à tort comme un déficit d’attention, un manque de bonne volonté …

    Or l’enfant intellectuellement précoce peut se retrouver en difficultés à l’école pour plusieurs raisons :

    • Tout d’abord, à cause de l’ennui : les enfants précoces réfléchissent rapidement et font spontanément de nombreux liens entre les connaissances nouvelles et antérieures. Cela leur permet souvent de mémoriser et de comprendre beaucoup plus vite que leurs camarades.  Ainsi, nombre d’enfants précoces trouvent que le rythme des apprentissages à l’école n’est pas assez rapide.  Ils s’ennuient.   C’est pourquoi ils se dispersent, s’agitent ou au contraire se réfugient et se perdent dans leurs pensées.  Imaginez-vous, adulte, assister à un cours de CP.  Vous risquez rapidement de vous ennuyer, de vous sentir frustrés par le rythme inadapté (trop lent) d’apprentissage.  Rapidement, vous allez « décrocher », regarder par la fenêtre, tenter de vous occuper en explorant vos affaires, votre sac, votre trousse ; vous serez tentés de bavarder avec votre voisin ; ou de dessiner ; ou de vous évader dans vos pensées.

     

    Les adultes confondent parfois ces comportements avec un manque d’attention (faisant évoquer à tort un trouble déficit de l’attention avec hyperactivité).  D’autres attribuent ces comportements à un manque d’éducation, à de l’insolence, à de la nonchalance.    L’élève est puni, parfois même, un redoublement, une exclusion, une ré-orientation scolaire est envisagée car l’élève est jugé insuffisamment mature, il n’investit pas assez son « métier d’élève » pour passer dans la classe supérieure.

    • Deuxièmement, un manque d’efforts par rapport aux apprentissages : souvent, l’enfant intellectuellement précoce n’a pas eu besoin de faire beaucoup d’efforts pour apprendre à lire, à compter ou bien pour comprendre l’addition et la soustraction. Il apprend ces notions implicitement, sans avoir à s’étayer sur les explications de l’enseignant et sans avoir à fournir d’efforts. Arrivé à un certain niveau scolaire, un très bon potentiel intellectuel ne suffit plus pour assimiler les connaissances. Des efforts d’organisation des idées (planification, synthèse, hiérarchisation) et de résolution de problème sont nécessaires.  Le courage et l’auto-discipline deviennent également essentiels face à une charge de travail accrue qui ne peut être assimilée implicitement et rapidement. La plupart des élèves assimilent ces méthodes et cette discipline lors de la primaire, grâce au travail et à l’écoute attentive des explications des enseignants.  Mais celui qui apprend « comme par magie », sans avoir à écouter l’enseignant, sans avoir à réfléchir aux étapes à respecter pour trouver un résultat n’assimilera pas ce savoir-faire.   Son bagage de stratégies d’apprentissage et de méthodologie est faible, il n’a pas les manuels pour répondre aux exigences du collège ou du lycée.  Car c’est face à la difficulté et dans l’effort que l’on développe de nouvelles stratégies de travail.  L’apprentissage implicite, « comme par magie » ne permet pas d’enrichir ses méthodes de travail.  L’élève à haut potentiel peut alors se retrouver perdu lorsque le rythme scolaire devient plus chargé et que les notions abordées demandent plus de travail et de techniques pour être assimilées.

     

    • Le besoin de méthodologie : Ainsi, ces jeunes à haut potentiel nécessitent un enseignement explicite des méthodologies de travail. Il est pertinent, à notre avis, d’associer cela à un travail métacognitif : l’amener à prendre conscience de son fonctionnement cognitif et de ses particularités.  Cela peut être soutenu par quelques bribes de neuro-éducation : lui transmettre quelques connaissances neuroscientifiques issues des travaux de recherche sur le haut potentiel.  Lui demander de faire des liens entre ces connaissances théoriques et les difficultés qu’il rencontre au quotidien.  A partir de là, lui demander de lister les difficultés qu’il rencontre et avec lui essayer d’élaborer des stratégies de travail pertinentes.  Ces élèves sont curieux, en recherche de sens !  Par expérience, ils sont tout à fait friands et sensibles à cette approche neuro-éducative.   Ce travail métacognitif va leur permettre de mobiliser correctement leurs savoir-faire et de les mettre au service des apprentissages scolaires.

     

    • La dyssynchronie : beaucoup d’enfants intellectuellement précoces ont un développement hétérogène. On parle alors de profil « complexe ».  Leurs compétences langagières, d’abstraction, de raisonnement sont bien souvent supérieures à la moyenne des enfants de leur âge alors qu’ils peuvent être en difficultés dans d’autres domaines.  Il s’agit notamment de l’écriture qui est souvent irrégulière, parfois peu lisible.  Certains ont du mal à investir l’écrit, se plaignent d’écrire trop lentement (d’autant qu’ils pensent très vite ! Le stylo ne suit pas le rythme de la pensée !).

     

    De par leur grande sensiblité, ils sont parfois en proie à de grandes angoisses et à une grande susceptibilité et cherchent la réassurance de l’adulte. Ils peuvent paraître immatures affectivement.    L’écart entre leur niveau de raisonnement et leur développement affectif peut induire de la souffrance chez ces élèves.   Leur grande sensiblité, leur intolérance face à l’injustice, leur susceptibilité et leurs centres d’intérêts souvent éloignés de ceux de leurs camarades peuvent les mettre en difficultés socialement.  Ils ont parfois du mal à trouver des camarades qui leur ressemblent, des copains avec qui partager leurs centres d’intérêts.  Ils réagissent parfois excessivement en raison de leur grande sensibilité.  Tout cela les tient à l’écart, ils se plaignent souvent de se sentir bien seuls.  Dans les cas les plus graves, cela peut donner lieu à de véritable refus scolaires anxieux (phobie scolaire).  Prenant peu de plaisir dans les apprentissages enseignés à l’école et se sentant exclus par leurs camarades, ils développent peu à peu des stratégies d’évitement visant à les tenir à distance de l’école et à les protéger de ce vécu douloureux.

    En conclusion :

    A l’école, les capacités des enfants à haut potentiel peuvent se voir détériorées au fil du temps si l’environnement ne leur permet pas d’avancer à leur vitesse ou ne respecte pas leur mode de fonctionnement. Cela engendrera ennui, inattention, désinvestissement scolaire …. Certains ne se concentreront que sur ce qu’ils jugent suffisamment intéressant.  Leur entourage s’étonnera que l’élève a de bons résultats sur les tâches difficiles et complexes alors qu’il échoue lors de contrôles simples.  Son attitude peut donner l’impression que l’élève n’aime pas apprendre.  Bien au contraire ! Ces élèves sont avides de nouveautés et d’apprentissages mais ont parfois simplement besoin d’être plus stimulés !

    Ainsi, certains élèves à haut potentiel présentent des difficultés à l’école.  Pas tous, bien au contraire ! Une grande partie s’en sort très bien ! Souvent, ceux-ci sautent des classes, leur permettant de ne pas s’ennuyer et surtout de se sentir stimulés et challengés à l’école.  D’autres sont en sport étude ou autre scolarité aménagée, leur permettant de s’épanouir dans d’autres domaines que ceux traditionnellement enseignés à l’école.

    Mais d’autres enfants à haut potentiel nécessitent des systèmes éducatifs adaptés qui les aideront à exploiter leur potentiel, et surtout à s’épanouir et à prendre plaisir aux apprentissages.  Quelques classes pilotes se développent en ce sens à l’éducation nationale.

    Il est donc important de souligner qu’un enfant à haut potentiel peut avoir des difficultés scolaires, qui n’enlèvent en rien à son extra-ordinaire potentiel !  Il est essentiel d’être attentif et sensibilisé au vécu parfois complexe de ces élèves, parfois source de grandes souffrances.

     

    Article rédigé par Béatrice Navarro, neuropsychologue et par Camille Benoit, fondatrice de Psyadom.com.

    Crédit image : Unsplash.

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  • L’organisation du travail scolaire et des révisions.

    temps

    Pourquoi s’organiser ? 

    L’organisation est essentielle pour gagner en efficacité dans son travail scolaire. Organiser son travail scolaire nécessite certes d’investir du temps au départ, mais pour finalement optimiser son emploi du temps. En effet, une bonne organisation a de multiples bénéfices :

    • Réviser sans stress
    • Se donner le temps de revoir plusieurs fois les mêmes points (ce qui facilite grandement le travail de mémorisation)
    • Avoir la possibilité de demander de l’aide aux professeurs si une leçon n’est pas comprise
    • Eviter d’être débordé
    • Lutter contre la procrastination
    • Etre sûr de soi le jour de l’examen

    La régularité du travail est l’essentiel de l’organisation. Pour cela, l’utilisation de planning facilite la répartition équitable du travail. Différents types d’outils peuvent être créés.

     

    Les “to do lists”

    Les “to do lists” sont très efficaces pour les élèves de primaire jusqu’aux études supérieures. Ces listes ont pour but de nommer clairement toutes les tâches à faire suivant les matières, tout en déterminant le temps nécessaire à sa réalisation. Cet outil favorise une organisation journalière. Les to do lists permettent de :

    • faire prendre conscience des activités à réaliser
    • segmenter les tâches
    • étaler les tâches dans le temps (to do list étalée sur la semaine)
    • délimiter son temps de travail préalablement déterminé
    • éviter la procrastination du fait d’un but clairement déterminé
    • travailler toutes les matières
    • éviter les oublis
    • renforcer la satisfaction du devoir accompli (en cochant ou rayant la tâche faite)
    • réduire le stress face à la quantité de travail à faire (l’élève perçoit plus facilement son avancée).

     

    Todolist

    Dans un premier temps, l’élève doit prendre conscience du temps qu’il passe à
    réaliser une tâche en fonction de sa nature (exercice de maths, leçon d’histoire, rédaction …). Une bonne évaluation du temps est primordiale pour réaliser ces to do lists. Pour cela, il est conseillé de se chronométrer lors de ses devoirs, afin de prendre conscience du temps nécessaire pour la réalisation d’une tâche et d’estimer au mieux par la suite le temps nécessaire pour effectuer ses devoirs, réviser une leçon …

    Ensuite, la construction d’une to do list nécessite de diviser chaque devoir en sous-étapes et de déterminer le temps nécessaire pour la réalisation de chaque étape. Des tranches horaires de 30 minutes sont privilégiées. Pour les élèves de primaire, les devoirs peuvent même être segmentés en séquence de 10 minutes. Chaque tranche de travail est suivie d’une pause, qui doit être notée dans la to do list. Les pauses sont de 5 minutes, pas plus. L’élève peut se dégourdir les jambes, s’hydrater. Il faut éviter les écrans (réseaux sociaux, jeux vidéos, etc.) pendant la pause car il est ensuite difficile de “décrocher” pour se remettre au travail.

    Un code couleur peut être utilisé afin de distinguer les tâches les plus urgentes, les tâches longues ou difficiles et celles rapides ou faciles à réaliser.

     

     

    Dans tous les cas, l’élève commencera par réaliser les tâches urgentes. Ensuite, en fonction des élèves, il pourra commencer par les tâches faciles (pour se mettre en confiance) avant d’entamer les tâches difficiles. Il est conseillé d’alterner tâches faciles et tâches difficiles du fait de la fatigabilité engendrée par les tâches difficiles.

     

    organisation planning

    Les plannings hebdomadaires, mensuels et trimestriels

    Des plannings permettant de répartir des quantités de travail plus importantes sont utiles pour les élèves à partir du collège. Pour les élèves et les étudiants en préparation à des examens (brevet, bac, concours, partiels), l’organisation via des plannings mensuels et trimestriels permet de gérer les révisions sans stress et d’éviter le travail de dernière minute. Évidemment, des imprévus sont susceptibles d’apparaître lorsque l’élève se projette sur du long terme et il est donc important de se laisser toujours une “marge d’erreur” avec du temps supplémentaire réparti de manière équilibrée. L’élève doit également réfléchir à l’utilisation d’un code couleur adapté (en fonction du type de travail et de la difficulté par exemple).

    Planning  SEMAINIER

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Article rédigé par Léa Jones, psychologue.

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  • Relaxation, cohérence cardiaque et méditation en pleine conscience.

    Qu’est-ce que la relaxation ?

    Les techniques de relaxation visent la réduction du stress et un état de détente psychique et corporel. Sur le plan physiologique, lors d’un état de stress, le système nerveux sympathique s’active, ce qui va générer entre autre une tension musculaire et une accélération du système cardiaque. Utiliser les techniques de relaxation permet alors d’activer le système nerveux parasympathique, antagoniste au premier système et utile pour retrouver un état de détente et de repos (décontraction musculaire, ralentissement du rythme cardiaque, etc). L’objectif premier de la relaxation consiste alors à développer la capacité de ralentissement de l’activation du corps. La pratique régulière de la relaxation accroît la capacité de retour au calme chez l’individu. Bien souvent, ces techniques utilisent le ralentissement du rythme respiratoire : le corps reçoit alors un message contraire à l’état de danger dans lequel il se trouve et le ralentissement de la respiration induit un ralentissement physiologique général, accompagné d’un apaisement.

    Il existe différentes techniques de relaxation. Parmi les relaxations dites “profondes”, les deux méthodes principales et plus connues sont :

    • Le training autogène de Schultz : Technique permettant d’apprendre à se relaxer soi-même dans le but d’atteindre une réduction des tensions et du stress. Cette méthode est basée sur l’auto-suggestion, c’est-à-dire que le sujet apprend à ressentir des sensations particulières dans son corps par la répétition mentale de phrases (par exemple : “mon bras droit est très lourd” pour ressentir et diffuser la sensation de pesanteur dans les différents membres du corps). Le training comprend différentes phases à incorporer au fur et à mesure de l’entraînement à cette méthode : l’induction de sensations de pesanteur, de chaleur, de battements cardiaques, de mouvements respiratoires et de fraîcheur du front.

     

    • La relaxation progressive de Jacobson : Technique basée sur la perception des sensations suite à la contraction et à la décontraction musculaire partie par partie du corps : le sujet contracte d’abord tout le groupe musculaire de la jambe droite par exemple puis lors de la décontraction musculaire il cherche à ressentir et à apprécier la sensation de relâchement de cette partie corporelle. L’exercice se poursuit ensuite avec la contraction-décontraction d’un autre groupe musculaire, jusqu’à ce que tout le corps soit entièrement relâché et détendu. Dans le livre d’Eline Snel “Calme et attentif comme une grenouille”, cet exercice de contraction et décontraction musculaire est proposé aux enfants sous le nom de “L’exercice du spaghetti”, en référence à la rigidité du spaghetti cru qui devient très mou après la cuisson, métaphore qui illustre le changement corporel induit par cette technique de relaxation.

     

    Enfin, il existe différentes techniques de relaxation dites “rapides” :

    • La relaxation abdominale : Respiration lente, longue et profonde dont l’inspiration provient du ventre et non de la cage thoracique (le ventre se gonfle à l’inspiration et se dégonfle à l’expiration).

     

    • La respiration au carré : Exercice de respiration en quatre phases de durée égale (6 secondes par exemple) commençant par une inspiration, une rétention du souffle en poumon plein, une expiration puis une rétention du souffle en poumon vide et ainsi de suite.

     

    Qu’est-ce que la cohérence cardiaque ?

    La cohérence cardiaque vise à modifier le rythme cardiaque par le contrôle respiratoire. L’objectif est de créer un équilibre entre les deux systèmes nerveux sympathique et parasympathique : lorsqu’on inspire, le système sympathique s’active et lorsqu’on expire le système parasympathique prend le relai. Or, le rythme cardiaque est naturellement irrégulier. La cohérence cardiaque permet alors un retour à l’équilibre de ces deux systèmes grâce à une modification de son rythme respiratoire. Pour cela, cette technique préconise une respiration lente et profonde, à un rythme régulier de 6 respirations par minute. Pour que les bénéfices émergent (baisse du rythme cardiaque, diminution de l’anxiété, meilleure résilience au stress, meilleure capacité de gestion des émotions …), les exercices doivent se pratiquer durant 5 minutes trois fois par jour.

    Qu’est-ce que la méditation de pleine conscience ou mindfulness ?

    La méditation de pleine conscience désigne le fait de porter son attention à un moment donné de façon intentionnelle sur un point précis avec bienveillance et sans jugement. Il s’agit d’être pleinement conscient du moment présent, de sa perception du monde, de ses sensations corporelles, de sa respiration.

    La mindfulness peut se pratiquer de manière formelle à travers différents exercices comme le balayage corporel ou Body scan, les mouvements conscients. Le Body scan consiste à porter attention à chaque partie de son corps, l’une après l’autre, et à observer les sensations présentes (sensation de contact de la peau avec les vêtements, sensation de fraîcheur ou de chaleur, sensations désagréables, douleurs …). Les exercices de mouvements conscients allongés ou debouts sont des postures issues du Yoga, réalisées dans la pleine conscience de son corps en mouvement.

    La pleine conscience peut également se pratiquer de manière informelle dans la vie quotidienne, c’est-à-dire être pleinement présent dans les moments de la vie de tous les jours (par exemple, réaliser des tâches quotidiennes ou simplement marcher en pleine conscience). En effet dans la vie quotidienne, nous sommes généralement peu conscient de l’instant présent ; nous ruminons des événements passés ou anticipons le futur, tout en faisant deux voire trois choses à la fois. Ce mode de vie crée un stress plus ou moins latent. La pleine conscience favorise le calme intérieur.

    La méditation de pleine conscience permet également de se déconnecter de ses pensées, qui peuvent être envahissantes lors de la présence d’émotions fortes, et de réduire les ruminations mentales. Le sujet, pleinement conscient, développe une meilleure perception de ses processus internes et peut alors choisir de ne pas suivre le cours de sa pensée qui alimente ses émotions. Par ailleurs, lorsque le sujet se concentre sur sa respiration ou sur ses sensations corporelles, son focus attentionnel n’est plus ou en tout cas moins dirigé vers ses pensées.

    Quelles sont les différences entre ces trois techniques ?

    La relaxation et la cohérence cardiaque cherchent à modifier l’activation du système nerveux. Cependant, alors que la relaxation a pour objectif de réduire le système nerveux sympathique et donc de créer un état de relâchement musculaire, la cohérence cardiaque cherche un équilibre entre les deux systèmes sympathique et parasympathique. Contrairement aux techniques de relaxation qui visent l’état de détente, la méditation de pleine conscience ne vise pas d’objectif physiologique précis, dans le sens où la finalité de la pratique est simplement d’être en pleine conscience. La méditation de pleine conscience n’a pas de visée de changement de l’état corporel, tandis qu’à travers la relaxation le sujet recherche une décontraction musculaire. De plus, la pleine conscience peut se pratiquer à n’importe quel moment de la journée par l’observation consciente de ses sensations corporelles, alors que la relaxation nécessite un environnement propice pour trouver l’état de détente.

    Les trois techniques peuvent induire un état de relaxation et de détente, mais seule la relaxation vise cet objectif en premier lieu.

    Pourquoi utiliser ces techniques en tant qu’élève ou étudiant ?

    Les notes scolaires, les attentes des parents et/ou des professeurs ou encore l’orientation scolaire et professionnelle engendrent une anxiété plus ou moins importante chez les élèves. Se confronter à la difficulté et à l’échec peut également générer une frustration difficile à contrôler, ce qui peut entraîner un abandon de la tâche, des conflits entre parents et enfant notamment durant le temps des devoirs ou simplement un long retour au calme.

    Lorsque des émotions fortes négatives ou positives (anxiété, tristesse, colère, frustration ou même état d’euphorie) sont présentes, notre corps est beaucoup moins disposé à se concentrer, à comprendre et à mémoriser. La méditation de pleine conscience facilite la régulation émotionnelle et permet d’accepter la présence d’émotions désagréables, les rendant moins envahissantes, et permettant à l’élève de rester disponible psychiquement et émotionnellement pour apprendre.

    Par ailleurs, prendre conscience de son état émotionnel est primordial pour gagner en temps et en efficacité dans son travail scolaire. Les techniques de relaxation peuvent alors amener un état de calme et de détente propice aux apprentissages. La pratique régulière de la relaxation permet également une meilleure gestion émotionnelle, ce qui peut être alors très utile lors d’un contrôle, d’une période d’examens ou d’oraux.

    Enfin, la mindfulness développe les capacités attentionnelles. En effet, la pratique de la méditation de pleine conscience entraîne le focus attentionnel et la capacité de résister à la distraction. Ces capacités sont bien évidemment nécessaires aux apprentissages, en classe comme durant les devoirs ! La méditation de pleine conscience a donc un effet positif sur les performances scolaires.

    Ainsi, pour retrouver le calme en soi, pour mieux gérer son anxiété, pour apprendre à mieux se concentrer ou tout simplement pour développer un sentiment de bien-être psychologique, la méditation de pleine conscience et les techniques de relaxation sont fortement utiles et agissent de manière complémentaire.

    Comme toute pratique, cela demande de l’entraînement et une régularité afin que des bénéfices apparaissent. La pratique de ces techniques vise à améliorer l’hygiène de vie.

    Chez Psyadom, nous accompagnons l’élève dans sa globalité, sur le plan cognitif et émotionnel.  Ces techniques de relaxation et de méditation peuvent être pertinentes en début de séance, afin de permettre à l’élève d’être disponible intellectuellement et émotionnellement pour apprendre ou en cours de séance, lors d’une tension ou recrudescence anxieuse engendrée par la frustration ou par la crainte d’échouer. Également, ces outils peuvent être transmis afin que l’élève puisse gérer d’éventuelles angoisses de performance en situation d’examen, d’interrogation orale ou à bien d’autres moments de sa scolarité et de sa vie personnelle.

    Quels outils utilisés ?

    Tout d’abord, afin de favoriser les bénéfices de ces deux techniques, il est important de pratiquer dans un environnement calme et d’adopter une position du corps adaptée. La position assise est privilégiée afin de faciliter la respiration, mais certains exercices peuvent être réalisés allongés (par exemple, l’exercice du Body scan).

    Pour la relaxation :

     

    • La pratique du Yoga.
    • Mon cours de relaxation pour les enfants (S. Couturier).

     

    Pour la cohérence cardiaque :

    • Applications pour la cohérence cardiaque : Feel, RespiRelax, Ma Cohérence Cardiaque.

     

    Pour la méditation de pleine conscience :

    • Pour aller plus loin : les programmes MBSR et MBCT auprès d’instructeurs formés à la pleine conscience.

     

    * Outils adaptés pour les plus jeunes enfants

     

     

    Article rédigé par Léa Jones, psychologue.

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